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Posté le: 11/09/2008
Nouveautées:

- Mise à jour du programme de la salle de la spectacle.
- Mise à jour de la page de radio.

Posté le: 04/03/2008
Mise a jour du site de l'usine a sons

Posté le: 19/10/2007
Le nouveau programme de l'usine à son est en ligne, consultez-le en cliquant ici

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Derniére mise à jour : 11/09/2008
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LES DISQUES DE RADIOS ET ÉVÈNEMENTIELS
OU DISQUES "DOC"
Les disques de documents, édités la plupart du temps en relation avec des stations
de radio propriétaires d'archives sonores, représentent un thème passionnant de
collection et sont accessibles à toutes les bourses. Ils permettent aussi d'avoir
accès à une documentation sonore et de se constituer une "banque personnelle"
de documents, que seuls les grandes institutions comme l'Ina, détenaient jusqu'à
présent.

Deux leaders : RTL et Europe1

Les documents et émissions de radio édités sur disques ont connu leur essor dans
les années 60, époque où RTL et Europe 1 se partageaient les grandes couvertures
d'évènements nationaux et mondiaux. À cet effet, une collection de documents sur
disques souples baptisée "Sonorama" a connu le succès de 1958 à 1962, mais cette
collection extrêment riche constitue un autre article. En dehors de cela, un marché,
certes modeste par rapport à la production discographique "tout-venant", mais
cependant riche en lui-même, s'est constitué depuis l'époque des 78 tours, l' histoire
se poursuit depuis d'avènement du CD.





45 tours retaçant l' épopée de l' alunissage du 21 juillet 1969, avec la voix d' Albert Ducroq, co-production Sélection du Reader' s Digest avec Europe N° 1

Un peu d'histoire


Jusqu'au milieu des années 30, la radio se faisait en direct ; chanteurs, musiciens et
comédiens venaient exprimer leur art devant le micro et aucune trace n'en était
conservée. Avec le succès qui augmentait, des stations commerciales comme "Le
Poste Parisien" ou "Radio-Cité" ont été amenées à utiliser de plus en plus d'éléments
enregistrés sur disques "acétates", notamment pour ce qui concernait les messages
publicitaires toujours plus élaborés, avec musiques originales et interventions d'artistes
connus, eux-mêmes fort occupés par ailleurs. À partir de cette époque on a
logiquement été amené à faire la même chose pour certains reportages ne pouvant se
faire que difficilement en direct et pour certains feuilletons. Après la guerre, les postes
privés ont disparu mais la Radiodiffusion Française a utilisé ce procédé jusqu'à
l'emploi généralisé du magnétophone, au milieu des années 50. Malheureusement
très peu de ces "acétates" constituées d'une couche gravable collée sur un flanc en
métal ont été conservées, il faut dire qu'avec le temps, ces couches enregistrées se
sont souvent détachées de leur support, en s'émiéttant. Mais quelques-unes cependant
sont parvenues jusqu'à nous et sont parmi les plus recherchées par les collectionneurs.

Produits dérivés


À partir des années 60, la société de consommation aidant, les radios périphériques
ont eu l'idée de commercialiser les moments forts de leurs antennes. Ainsi est née une
notion nouvelle : les produits dérivés sonores (comme on ne disait pas encore à l'époque).
Il faut dire aussi que les deux principales stations périphériques de l'après-guerre
possédaient chacune une filiale d'édition discographique: "Festival" pour Radio-
Luxembourg et "Disc'AZ" pour Europe N°1. Mais il est souvent arrivé que d'autres
firmes de disques fassent appel aux archives de ces radios pour des éditions
commerciales. Cela permettait d'orner la pochette avec le logo de la (prestigieuse)
station concernée, créant ainsi un partenariat profitable aux deux parties avec un
investissement promotionnel réduit. Il est intéressant de remarquer que cette pratique
est devenue aujourd'hui monnaie courante en publicité télévisuelle, pour ce qui concerne
l'édition de compilations de chansons.

Des mines de documents

Que contiennent en général ces disques ? Souvent les évènements importants
et marquants de notre époque : Premiers pas de l'homme sur la lune, Guerre des Six
Jours, Évènements de Mai 68, etc. Mais on peut trouver aussi des thèmes comme :
l'histoire de la radio en général, ou de certaines stations en particulier, ou bien encore
des extraits d'émissions à succès, originales ou reconstituées.
Certaines productions peuvent aussi être axées sur la personalité d'un animateur-
vedette, mais cela semble être plus courant aux États-Unis ou en Angleterre avec des
disques consacrés à de grandes stars de la radio comme Wolfman Jack (devenu
célèbre chez nous avec le film "American Graffiti"), comme Le Président Rosko "Le
plus beau, celui qu'il vous faut, celui qui marche sur l'eau" et qui a fait les beaux jours
de Radio-Caroline, de Radio-Luxembourg (programmes de langue anglaise) ou de
RTL. Célèbre aussi dans les années 50 : Alan Freed, découvreur de talents, à qui un
film, hélas inédit en France, a été consacré: "American Hot Wax".
C'est à cette époque (les années 70) que les Américains ont compris le potentiel
commercial que représentent les émissions de radios anciennes et ont commencé à
éditer toutes sortes d'archives sur des labels spécialisés comme "Memorabilia
Records" ou "Radiola". C'est ainsi qu'on peut accéder désormais à des pièces
légendaires comme "La guerre des Mondes", de et par Orson Welles (1938), sur le
thème fictif des Martiens débarquant sans crier gare dans le New-Jersey, créant une
vraie panique, ou à des radio-shows animés par Dean Martin et Jerry Lewis, sans
oublier les facécies radiophoniques des frères Marx.






CD édité en 1991, à l' occasion des 10 ans de la "libération des ondes", autrement dit de l' arrivée officielle des radios privées indépendantes.
Les radios pirates


Dès la fin des années 50, quelques aventuriers des ondes ont décidé de combattre
les monopoles d'états sur la diffusion des ondes radio. La plus célèbre expérience
reste sans aucun doute celle de Radio-Caroline créée en 1964 par un Irlandais
nommé Ronald O'Rahilly. Pour éviter la saisie, ces diffuseurs ont eu l'idée d'émettre
à partir de bateaux ancrés en Mer du Nord, en dehors de eaux territoriales des pays
riverains ou à partir d'anciens forts militaires sur pilotis, construits pour la plupart au
large de l'estuaire de la Tamise. La stratégie était bonne puisqu'ils arrosaient plusieurs
pays à la fois, d'où une large couverture publicitaire. Quelques clubs français et
étrangers se sont créés au fil des années et ont édité bon nombre de revues, cassettes
et surtout disques sur le sujet. Parmi les radios "aventurières" les plus célèbres citons
Radio-Vérodica, Radio London et Radio Nordsee. Ces disques contiennent souvent
des exemples de l'âge d'or; à savoir les années 60, sous formes d'extraits d'émissions,
avec quelquefois des passages mouvementés tels que l'arraisonnement du bateau-
émetteur pirate par les forces de police. On y retrouve aussi les voix des animateurs
vedettes de l'époque (Chris Edwards, Le Président Rosko ou Screamin' Lord Sutch)
ou des messages parlés par Les Beatles ou Mick Jagger.
Vers la fin des années 60, sauf exception, ces radios on du fermer les unes après les
autres, l'extension des eaux territorriales et le durcissement des lois à l'encontre des
ravitailleurs ayant largement joué en leur défaveur. À eux seuls les nombreux documents
édités en disques pourraient constituer un thème de collection, complétés par les
disques de jingles ou "sonals" dont ces stations faisaient une grande consommation.



D'autres formes de disques de radio


Par la suite, dans les années 80 et surtout 90, des éditeurs ont commencé à avoir
recours à des documents parlés, plus ou moins anciens, d'actualités et même de
"réclames" pour illustrer certains disques de chansons de variétés. Plusieurs compilations
en CD comportent ainsi quelques documents dont l'âge est presque toujours supérieur
à 50 ans, en raison de la loi sur la propriété industrielle et artistique de 1985, les
autorisant à utiliser textes et musiques d'époque sans avoir à tenir compte de versements
de droits à de quelconques ayant-droits


Les "Évènementiels"


Comme nous l'avons vu plus haut, les reportages sur les évènements contemporains
importants ont souvent été commercialisés en association avec des stations de radio.
Mais ce n'est pas une règle absolue, les publicitaires aussi y ont vu un attrait, c'est ainsi
que la marque de hi-fi Grundig nous a offert en 1970 un disque 45 tours avec des
documents de la Nasa sur le débarquement de Armstrong sur la lune, couplés - pour
faire bonne mesure - avec des morceaux musicaux permettant de régler au mieux les
chaînes stéréo. Ces évènements spatiaux, décidément très prisés par les éditeurs, nous
ont été proposés aussi en disques publicitaires par Danone et Sélection du Reader's
Digest. Il y a eu également des éditions "standard" d'évènements importants comme
"Columbia, symphonie spatiale" avec commentaires d'Yves Mourousi ou divers disques
consacrés à des artistes célèbres comme "Il était une voix... Édith Piaf", réalisé en 1983
pour le 20ème anniversaire de la disparition de "La Dame en Noir", à partir de
documents de l'Ina.
Les CD ont maintenant pris le relais pour cette production qui reste peu importante mais
régulière.


CD édité dans un coffret en forme de pavé
en mai 1998 à l' occasion des 30 ans des
évènements de mai 68


Entretien


Ces disques ayant été généralement peu écoutés, il est assez facile de les trouver en bon état, que ce soit en vinyl, en CD ou en 78 T, et ne nécéssitent pas un entretien différent des autres disques sur les mêmes supports. Cependant le cas particulier des acétates exige un traitement spécifique, à savoir... pas de traitement du tout ! Si ce n'est un léger dépoussiérage au plumeau antistatique. En effet, tout bain ou nettoyage au chiffon risquerait d'emporter une bonne partie (selon l'état) de la couche gravée, et ce de façon irrémédiable. Il est vivement recommandé de faire éxécuter une double copie des documents concernés: une sur CD-R* et l'autre sur cassette professionnelle DAT** pouvant servir de "mère" en cas de perte ou de destruction du CD-R, car il faut savoir que quelquefois la lecture de transfert du document sera la seule possible. Précisons que ce travail n'est pas à la portée de l'amateur moyen et qu'il coûtera plusieurs centaines d'euros. On a donc tout intérêt à grouper les copies, pour remplir au maximum le CD-R et la DAT de sauvegarde.

* CD-R = "Recordable Compact Disc" ou Disque compact enregistrable (à l' unité)
** DAT = "Digital Audio Tape" ou Cassette audio numérique


Où les trouver ?


Contrairement aux disques sur le cinéma par exemple, il n'y existe pas de conventions
de disques spécialisées dans les documents radio ou évènementiels. Le disque "doc" peut
donc surgir à tout moment là où on l'attend le moins ; mélangé parmi des dizaines ou des
centaines d'autres "tout-venant", dans les lieux habituellement fréquentés par les
collectionneurs : foires et bourses aux disques, brocantes, vide-greniers, ventes aux
enchères.


À quels prix ?


Dans ce domaine le disque "doc" ne se distingue pas non plus de ses confrères :
- de 1 à 7,50 ? pour un 45 tours
- de 1,5 à 15 ? pour un 33 tours ou un CD simple
- de 7,50 à 75 ? pour un 33 tours ou CD consacré à un "DJ" connu ou à une autre
célébrité.
Mais comme toujours, le prix peut varier considérablement selon le lieu et l'occasion.

Michel Gosselin
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